On ne saurait négliger la promotion du français dans la vie des affaires et les échanges internationaux

par S.E.Jean-Marie ADZE, Ambassadeur, Haut représentant de la République Gabonaise en France

Image illustrative de l'article Armoiries du Gabon
Par Original by Louis Mühlemann, vectorised by <a href= »//commons.wikimedia.org/wiki/User:Fenn-O-maniC » title= »User:Fenn-O-maniC »>user:Fenn-O-maniC</a> — <span class= »int-own-work » lang= »fr »>Travail personnel</span>, based on <a rel= »nofollow » class= »external autonumber » href= »https://en.calameo.com/read/000001567a6320f87a5b8″>[1]</a>, Domaine public, Lien

La défense et la promotion du français peuvent être fondées sur une idée d’une simplicité qui fait sa force : l’Humanité est diverse et a besoin de diversité. Cette idée n’est cependant pas aisée à traduire en actes, car elle commande de nombreux impératifs. Ainsi, les Etats Généraux de l’enseignement du français en Afrique subsaharienne, tenus au Gabon en 2003, avaient réaffirmé la nécessité d’une articulation du français avec les langues africaines. La défense du français ne devrait donc pas aller sans celle des langues considérées comme partenaires. Plus généralement, en dehors de l’enseignement classique, qui est la voie par excellence de la défense et de la promotion du français, les industries culturelles francophones peuvent être un apport considérable. Grâce notamment aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, elles peuvent, en effet, servir à la production et à la diffusion d’oeuvres culturelles francophones, contribuant à l’attractivité de la langue française. Il resterait encore à ouvrir le paysage médiatique mondial aux pays francophones hors France, afin que les produits francophones d’Afrique subsaharienne, de l’Océan Indien, d’Asie et d’Europe Centrale (films, séries télévisées, publicités, etc.) conquièrent d’autres marchés que ceux strictement francophones. L’enseignement classique, pour sa part, pourrait aussi tirer profit de ces industries et expérimenter des voies innovantes comme l’implantation de « clubs francophonies » dans les établissements d’enseignement secondaire, ou des concours d’orthographe, d’éloquence, de poésies, de chansons. Le Gabon expérimente depuis quelques années certaines de ces voies, et les résultats obtenus appellent à un encouragement. À l’heure de la mondialisation des économies, on ne saurait, enfin, négliger la promotion du français dans la vie des affaires et les échanges internationaux, ce qui n’irait pas sans un développement économique des pays francophones du Sud, tout en constituant un facteur de celui-ci. Madame la Présidente, telles sont quelques idées qui pourraient contribuer à faire rayonner la langue française dans le monde.